Sur ma table de chevet – L’amant de Patagonie – Isabelle Autissier

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Lors du festival des Globe-Trotters  à Massy en Septembre dernier, j’ai pu m’approvisionner en livres auprès de Transboréal, une maison d’édition française spécialisée dans  les livres consacrés au voyage et dont j’apprécie particulièrement sa collection «Petite philosophie du voyage».

Parmi ces livres, je suis tombée sur un petit bijou : l’Amant de Patagonie d’Isabelle Autissier paru en 2012.

amantpatagonie

Je ne connaissais Isabelle Autissier qu’au travers de ses exploits comme Navigatrice : elle est la première femme à avoir accompli un tour du monde en compétition et  en 1994, elle a pulvérisé le record à la voile New York / San Francisco par le cap Horn, en mettant 14 jours de moins que le précédent record.

Mais je ne savais pas qu’elle s’était tournée depuis quelques années vers l’écriture.

Extrait de la Quatrième de couverture

1880, alors que l’évangélisation décime le Nouveau Monde, Emily est envoyée en Patagonie en tant que « gouvernante » des enfants du révérend.    Elle qui ne sait rien de la vie découvre la beauté sauvage de la nature, les saisons de froid intense et de soleil lumineux, toute l’âpre splendeur des peuples de l’eau et de la forêt.  La si jolie jeune fille, encore innocente, découvre aussi l’amour, avec Aneki, un autochtone yamana …

C’est un très joli roman qui se lit très bien. On s’attache très vite à ce personnage  d’Emily, jeune orpheline écossaise de 16 ans, qui part vivre sur une terre du bout du monde complètement inconnue d’elle, en Patagonie. Elle y découvre un peuple indien les « Yamanas » que les côlons ont pour mission de rendre plus civilisés. Au contact des Indiens, Emily comprend le mal que peut faire la colonisation. Elle voit des traditions, des cultures et tout un pan de la société s’effondrer.

Ce livre est un beau voyage par la beauté des paysages décrits. On vibre immensément à la lecture des mots :

« Marcher, être uniquement attentive au crissement de mes pas, au toc-toc d’un pivert, à une mare que je devine sous les herbes par son odeur fade, tout cela focalise mes pensées. Il me semble que mon âme, ainsi au repos, en profite pour cicatriser de vieilles blessures. »

« Le vent fort est toujours là, et la mer sans fin, et la lumière nue, et l’alliance des gris , des verts, des blancs et l’indéfinissable énergie née de leur pacte intime, bien avant les hommes, et bien après eux, indifférente à leurs races et leurs rêves. »

Je reste un peu sur ma faim sur un point : L’auteur nous parle très peu de la vie des Indiens (les Yamanas, les Onas, les Alakalufs), de leurs coutumes de l’époque et de leurs rites d’initiation. Au-delà de l’histoire d’amour, c’est toute une réflexion sur la tolérance, le respect des civilisations différentes de la nôtre, l’acceptation de l’autre, l’étranger, qui nous est donnée ici.

Références :

Livre de Poche – 240 pages

ISBN-13 : 978-2253173526

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