Népal – Trek Manaslu et Annapurnas – Le mot de la fin et impressions.

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Comment résumer 24 jours dont 17 de trek, de rencontres, de découvertes et d’aventure en seulement quelques mots ?

Le Népal est un pays joyeux où les sourires sont généreux parce que la montagne gomme tout, même la pauvreté. Le Népal est une région mythique d’une pureté et d’une splendeur unique, un royaume de paix et de sérénité.

Le Népal est un silence parfait dès que l’on quitte la ville et que l’on flâne à l’arrière du groupe. Silence que seul brise le grondement distant de la rivière dans sa gorge, le chant d’un coq, le brouhaha joyeux des enfants, le Namasté du paysan que l’on croise sur le sentier.

Le Népal est une succession d’émerveillements : les montagnes à des altitudes surréalistes, la dévotion d’un moine bouddhiste prosterné de tout son long devant le stupa de Bodnath, le bonheur des enfants s’élançant dans l’espace sur des balançoires en bambou, la couleur ocre des maisons, la lumière dorée diffusée par les lampes à huile sur les figures absorbées par la prière, le son des cloches tintant comme une douce mélodie des yacks et mules …

Difficile, oui de ressurgir ainsi du moyen-âge en pleine société sophistiquée. On ne revient pas intact du Népal. Certains y perdent le nord, la boussole entière (ou leur GPS ?).

A mon retour, on m’a posé de multiples questions dont celles-ci :

Mais !?!, tu as perdu du poids !?!

Héhé, oui, çà se voit bien !  J’ai perdu 3,8 kilos (et j’en ai déjà repris 2, une semaine après le retour).

Combien de sommets as-tu vu !?!

Ouh là, mais je n’ai pas compté moué  !?! Sûre le plus haut que j’ai vu est le Dhaulagiri,  7ème sommet le plus haut du monde, 8167 m et vient ensuite le Manaslu à 8163 m, le 8ème. A la louche, je dirai une bonne trentaine. Cela dit, curieuse comme je suis, je vais faire la liste et je la mettrai ici une fois celle-ci faite. Réponse ici .

Et si c’était à refaire ? (Ça, c’est la question la plus posée !).

Si c’était à refaire, je ne ferais que le Manaslu. Pourquoi ? Tout simplement parce que c’est une vallée du Népal d’une beauté époustouflante, que l’on a l’occasion de tutoyer de nombreux sommets altiers pour la plupart d’entre eux totalement inconnus (même les locaux ne les ont jamais baptisés…) et que tout au long de la remontée de la vallée de la Buri Ghandaki, vous traversez de nombreux villages népalais authentiques. Ici, c’est la vie pastorale qui domine. Dès le départ d’Arughat Bazar, la conformation des villages correspond aux différentes ethnies ou castes qui les peuplent : ici des gurungs ou des tamangs, plus haut des khampas et encore plus haut des sherpas, au fur et à mesure que l’on se rapproche de la frontière tibétaine. Quelques cols d’altitude officiellement fermés permettent de perpétuer le commerce millénaire entre les deux pays. Le Manaslu est très loin de l’affluence et du mercantilisme qui caractérisent la vallée voisine l’Annapurna (mais pour combien de temps encore ?) et on y apprécie l’authenticité et la gentillesse de ses habitants …

Côté montagnes, Du nord au sud, les sommets qui le composent tutoient les 7000m et pour l’un d’entre eux dépasse les 8000 : Himlung himal, Cheo himal, Larkya peak, Manaslu North et West, Ngadi Chuli, Himalchuli et Baudha peak … On ne sait plus où donner de la tête !

Le trek des Annapurnas avec son « autoroute » n’a aucun intérêt côté rando/trek. A 90%, vous ne faîtes que de la piste, les rares sentiers qui existent encore se comptent sur les doigts de la main. C’est pour dire !

Une chose est sûre : j’y retournerai ! Djeet et Ashok m’ont confirmé que le Mustang est une région à visiter (le coin que je voulais faire au départ mais dont le prix du permis de trek a freiné mes ardeurs !) , alors affaire à suivre …

Envie de voir d’autres photos ? L’album photos est ici .

 

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3 réponses à Népal – Trek Manaslu et Annapurnas – Le mot de la fin et impressions.

  1. Bourdaire dit :

    Bonjour,

    votre appréciation du Tour des Annapurnas indique que vous avez marché sur des chemins qui sont aujourd’hui la piste. Il existe de nombreux sentiers qui éloignent de celle ci. Et là, c’est un autre tour des Annapurnas. Bien sur, il ne peut pas supporter la comparaison avec le tour du Manaslu, qui est un jeune et époustouflant trek. Mais il vaut mieux attaquer par les Annapurnas pour un premier trek. Très sympas votre reportage!

    Barasab

  2. Eric dit :

    Bonjour Nath,

    Le tour du Manaslu a l’air magnifique en effet. Quelle est la condition physique requise? En ce qui me concerne, j’ai un rythme lent. Si vous souhaitez y retourner, pourquoi pas ensemble dans un groupe lent aussi. Je sais que le tremblement de terre y a fait des ravages, mais c’est peut-etre justement l’occasion de leur venir en aide (ou je me trompe totalement).
    Eric
    P.S: je n’ai jamais mis les pieds au Nepal ni meme en Asie

    • Bonjour Eric

      Pour le Manaslu, lent ou pas lent, la condition physique doit être parfaite. Il faut être capable de marcher et grimper pendant 7 à 8 heures non stop avec son sac sur le dos. Il faut savoir aussi marcher de nuit avec une frontale.

      Il y a tout de même un col a plus de 5000 mètres à passer, on y mange pas toujours à sa faim dans les rares lodges existants et il fait assez froid en haute altitude. Le mental et le moral doivent être au top avant de partir.

      Pour ma part, avant de partir j’ai fait une préparation physique à base de course a pied, vélo et natation pendant 3 mois en plus de mes randos et sport habituel.

      J’espère que vous êtes familier avec les treks en général car celui si est assez exigeant.

      Pour l’instant je n’ai pas prévu d’y retourner rapidement mais plus tard oui

      Bonne journée

      Nathalie

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