Mongolie – J7 – Désert de Gobi – Dunes de Khongor Els

Share Button

C’est Journée de repos pour les chauffeurs et cuisinier et ils l’ont bien mérité ; et c’est grasse matinée pour nous (même si le lit n’était pas super confortable).

Ce matin et sous une bruine persistante, nous faisons une balade d’une heure à dos de chameau jusqu’aux dunes de sable de Khongors Els (ou Hongoryn Els selon les cartes) qui signifie sables Bai Clair.

L’ensemble du cheptel mongol s’élève à 25 millions de têtes. Les chameaux comptent pour 1% du cheptel mongol. Le cheval y fournit la monture par excellence pour les déplacements rapides et sur de petites distances. Le chameau, quant à lui, offre l’endurance. Les mongols affirment qu’il peut transporter plus de 500 kg sur 200 km sans boire ni s’arrêter, ou une tonne (le poids d’une yourte) sur 100 km. La durée de vie moyenne d’un chameau est de 50 ans.

Le chameau du Gobi est doué d’une capacité remarquable de résistance au froid et à la neige, ce qui explique d’ailleurs l’abondance et la qualité de sa toison. Le chameau produit une laine abondante et drue et constitue une des sources de revenus pour l’éleveur. La laine du chameau moins fine est plus chaude et plus solide que le cachemire de la chèvre. La tonte à lieu au printemps et en deux fois. Au début du printemps on tond les pattes, le cou et l’abdomen et la laine recueillie sert à fabriquer du feutre pour les yourtes. A la fin du printemps, c’est la laine au niveau de la bosse qui est tondue. Plus fine et soyeuse, elle sert pour les tricots. La peau du chameau sert à fabriquer des chaussures et des selles. Leurs excréments sont indispensables et servent de combustible, dans le sud, où il n’y a pas beaucoup d’arbre. Dans le Gobi, où le chameau domine sur les autres museaux (chevaux, chèvres, moutons, boeufs …), le lait de chamelle disponible toute l’année sert à fabriquer des laitages, consommés frais ou séchés, et de l’alcool de lait fermenté. Dans le désert du Gobi, la fortune de chacun est estimée en fonction du nombre de chameaux qu’il possède. Depuis Gengis Khan, les chameaux sont considérés comme étant le symbole de la Mongolie.

Durant 45 minutes, nous escaladons ces immenses dunes où sur de longues plantes herbeuses arrivent à pousser. Moi qui n’ai jamais fait de désert, je suis conquise. C’est juste dommage que le soleil ne pointe pas le bout de son nez. Peut-être en aurons-nous cet après-midi ?

Retour au camp toujours à dos de chameau et à l’arrivée mon chameau était crevé !

Après le déjeuner, l’après-midi est libre : avec Marie-Christine et Monique nous décidons de retourner  aux dunes à pied et qui sont à une distance d’environ 5  km du camp. Et par bonheur, le soleil s’est levé !  Nous croisons des chameaux en liberté, des petits scarabées, des lézards qui se confondent avec le sable. Nous passons un oasis de verdure où paissent des vaches. C’est irréel au milieu du désert !

Après une bonne heure de marche (et nous n’avons pas pris le chemin le plus direct), nous atteignons à nouveau ces dunes. J’en profite pour prendre un cours sur l’art et la manière d’escalader une dune grâce à mes deux camarades qui ont déjà fait de nombreux déserts dont le Sahara.

Les dunes sont situées dans le parc national de Gurvan Saïkhan à 120 km environ à l’ouest de la vallée de Yoliin Am, dans un bassin entouré de montagnes. Elles s’étendent sur plus de 185 kilomètres et peuvent atteindre de 50 à 300 m de hauteur. Certaines de ces dunes ont la particularité de chanter. Sur le versant nord, près de la rivière Hongor, une oasis forme une tache verte juste au pied des dunes (Justement celle que nous avons passée). Le site est magnifique ; le paysage présente de jolis contrastes de couleur : le sable jaune clair virant sur le blanc sous l’effet du soleil. Faces aux dunes, nous apercevons les montagnes étonnamment rouges. C’est un endroit vraiment dépaysant comparé au reste de la Mongolie que nous avons vu jusqu’à maintenant.

La vue sur ce désert depuis le sommet est beaucoup plus impressionnante sous le soleil que ce matin sous les nuages. On a l’impression que le sable a été déposé là au milieu de nulle part par une pelleteuse. Marie-Christine et Monique me disent qu’elles ont l’impression d’être dans le Sahara.

Grimper au sommet des dunes demande un véritable effet physique mais la vue de là-haut est une véritable récompense.

Jargal nous a dit ce matin que des habitants du coin organisent des courses ici : il faut grimper jusqu’à la touffe d’herbe la plus haute, en prendre un brin et redescendre aussi vite. Ils sont fous ces mongols !

Nous restons un très long moment sur les dunes et lors du retour en fin d’après-midi nous croisons de nombreux troupeaux de chèvres et de moutons.

Les moutons comptent pour environ 50% du cheptel mongol et les chèvres pour environ 30%. Les moutons fournissent la viande de consommation festive et quotidienne. Les chèvres s’expliquent par la valeur du cachemire qu’elles produisent.

Au camp nous ne rechignons pas à prendre une bonne douche bien chaude car dès demain nous reprenons la route.

Lors du dîner un orage éclate au loin au-dessus des dunes mais ne nous menace pas.

La marche dans les dunes m’a tellement fatiguée que je me couche très tôt, à 21h30.

Suite du récit : J8 / 17 Juillet 2009 – Bayanzag – Site des dinosaures

Share Button

Vous aimerez aussi :

Ce contenu a été publié dans Blog, Mongolie, avec comme mot(s)-clé(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *