Mongolie – J5 – Désert de Gobi – Canyon de Yolin Am

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Peu après 5h30, le soleil se lève sur le rocher et je scrute autour de moi dans un silence assourdissant les étendues infinies, l’absence de limite, de repère. Pas un bruit, c’est le profond silence de la steppe qui me prend aux tripes. Je sens une âme ici … Difficile de retranscrire en mots ce que je ressens intérieurement. Il faut être ici pour le comprendre, le sentir.

Senghé nous avait promis un lever de soleil magique : il ne s’est pas trompé !

Rituel de la tente et petit-dej’ : œuf au plat et saucisses (victuailles achetés lors de notre arrêt à Mandalgovi hier) pain fait maison par Miga (mais comment a-t-il fait pour le cuire ?!?), confiture, miel …

9h, nous partons à pieds et 4 km plus loin les vans nous rejoignent pour 210 km et 5 h de trajet et atteindre enfin la porte du désert de Gobi.

Nous quittons l’aïmag Dundgov’ pour celui de Omnögov’. L’ Omnögov’ est l’aïmag le plus vaste (superficie de 165 400 km²) et le moins peuplé de Mongolie (46 000 habitants). C’est également l’un des plus chauds, les plus venteux et les plus arides.

Comme d’habitude le déjeuner se fait en pleine cambrousse. Au menu sushis, pilons de poulet, œufs durs et tomates.

A 16h30 nous arrivons à Dalanzadgad. Bien que Dalanzadgad soit la capitale de l’aïmag ; avec ses 13 000 habitants elle fait figure de « village ». Elle comporte tout de même un  aéroport. Nous faisons le plein de victuailles, eau et essence. Nous profitons aussi de la Poste pour envoyer nos premières cartes postales voir même internet (très très bas débit) pour certaines. Je me contente de la Poste et d’un simple texto sur mon téléphone portable vers la France, le réseau GSM passant par miracle ici !

Nous atteignons ensuite rapidement le Canyon de Yolin Am « Vallée des Gypaètes » à une soixantaine de km de Dalanzadgad. Nous effectuons une très  jolie randonnée de 90 minutes aller et retour dans une vallée tapissée de fleurs au milieu de montagnes (Zuun Saïkhan Uul). Après avoir passé un ovoo, tout au fond, une partie de la rivière demeure prise en permanence par la glace.

Le site est splendide : on y rencontre des bouquetins,  des gerboises pas farouches du tout, et de nombreux oiseaux en pleins vol (Milans et autres éperviers).

A la suite de cette balade, la recherche d’un bivouac à côté du canyon n’a jamais été aussi facile. En effet, il nous suffit de faire quelques dizaines de mètres chaque soir dans la steppe, à partir de la piste ou de la trace sur laquelle nous étions, et nous nous « posons » pour la nuit.

Le campement est parsemé de terriers de mulots, gerboises et autres rongeurs et nous essayons de planter la tente du mieux que l’on peut.

14 Juillet oblige, à Dalanzadgad, nous avons acheté un pot de cornichon, des cacahuètes, Coca-Cola et vodkas que nous voulons offrir en guise d’apéro-« Fête Nationale ». Et bien nous sommes surprises de voir sur la table une bouteille de Bordeaux français (si ! si !). C’est tout simplement un cadeau pour le dîner de Sylvain le responsable de l’agence Horseback Mongolia  à Ulaan Baatar ! Nous avons trinqués à la santé des Français et des Mongols  !

La nuit sera très venteuse, j’ai eu beaucoup de mal à trouver le sommeil.

 

Suite du récit : J6-J7/ 15-16 Juillet 2009 – Désert de Gobi – Dunes de Khongors Els

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