Mongolie – J4 – Route vers le désert de Gobi (suite)

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Je ne peux m’empêcher comme à chaque voyage de régler mon corps à l’heure du soleil aussi à 5h30 j’étais déjà réveillée. Le soleil chauffe notre tente et j’ai agréablement bien dormi.

Le petit-déjeuner étant  à 8h, nous en profitons pour plier la tente et ce sera un rituel tous les matins.

Au menu aujourd’hui, poursuite de la route vers de le désert de Gobi avec 260 km et 7 heures de trajet. Nos vans dépassent rarement les 50 km par heure de moyenne car il faut prendre garde aux trous et aux animaux, sauvages ou domestiques.

A 9 heures, le temps que les chauffeurs et le cuisinier rangent le matériel et nos valises dans les vans, nous entamons une marche pour prendre les devants et aussi pour nous dépenser physiquement. 3 kilomètres plus loin, nous sommes rattrapées et montons dans nos véhicules.

Le relief est plat et la végétation désertique. Le climat est très chaud.

Nous nous arrêtons à Mandalgovi pour faire une grosse provision d’eau et d’essence. Mandalgovi ;  capitale de l’aïmag Dundgov’ ; est grosso-modo à mi-distance entre Ulaan Baatar et le Gobi. Environ 18 000 habitants dont à peine la moitié travaille comme fonctionnaires dans les magasins et les services et le restant est au chômage.  C’est édifiant de voir une telle ville au milieu de nulle part. Tous est ratissé par la puissance des vents.

Nous pique-niquons dans un cadre somptueux (désolée pour la redondance de superbe, magnifique, somptueux mais c’est la vérité). Au menu : riz, boulette de viande ainsi qu’une compote de pomme. La chaleur est suffocante et le vent nous aide à trouver un peu de fraicheur.

Le temps de la préparation du déjeuner, nous sommes montées au sommet d’un monticule d’où nous avions une vue 360° à couper le souffle.

Et nous reprenons la route. Au loin, une tâche noire se présente. Plus l’on s’approche, plus l’on devine un troupeau de chameaux s’abreuvant autour un puit.

A 17h45, nous terminons notre route à Caagan Suvraga. Cette formation rocheuse appelée « Cagaan Suvraga » ; et qui signifie « Stûpa blanc » ; mesure environ 30m de hauteur pour 400m de largeur.

Un panorama somptueux  s’offre à nos yeux depuis le sommet du rocher avec les nuages qui caressent la plaine par endroits. Nous n’oublions pas de faire 3 tours autour du ovoo.

« L’horizon est à dix, vingt kilomètre ? » – « Non à une cinquantaine de kilomètres » me dit Miga en anglais.  J’ai perdu la notion de distance dans cette immensité !  La région regorge de rochers aux formes insolites, d’ovoos et de sources qui irriguent et rendent la nature agréable.

Nous camperons en contrebas pour la nuit. Le plantage de tente est complètement assimilé en moins de 10 minutes et elle est dressée porte à l’Est. Senghé nous promet un lever de soleil magique sur les rochers de Cagaan Suvraga.  2ème soirée avec l’équipe, nous discutons beaucoup entre nous, c’est un vrai plaisir de découvrir cette culture à travers leur voix. Nous avons même chanté ! Du Joe Dassin, du Georges Brassens. Lala entonne l’hymne national Mongol. Marie-Christine mime un aigle, les montagnes puis Gengis Khan. Tout le monde éclate de rires ; Senghé et Miga s’accordent pour dire que la représentation de Gengis Khan est exemplaire.

Suite du récit : J5/ 14 Juillet 2009 – Désert de Gobi – Canyon de Yolin Am

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