Mongolie – J2 – Ulaan Baatar – Fête du Naadam

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A peine arrivés à l’aéroport d’Ulaan Baatar sur les 7 heures du matin ; et après un passage rapide au contrôle ; nous sommes accueillies par Jargal notre guide franco-mongol et par Lalla son mari qui sera aussi notre chauffeur. Nous faisons un rapide saut à l’hôtel Chinggis Khaan pour y déposer nos bagages et repartons aussitôt en ville car aujourd’hui, c’est le début du Naadam !

Jargal nous emmène au stade national d’Ulaan Baatar pour assister à la cérémonie d’ouverture du Naadam. Cet événement, célébré depuis plusieurs siècles, voit se mesurer les meilleurs lutteurs, archers et cavaliers de Mongolie qui s’y donnent rendez-vous pour des joutes hautes en couleur. Le Naadam est aussi l’occasion pour les Mongols de se retrouver dans une ambiance festive, et pour le voyageur que nous sommes, de découvrir ce pays sous l’une de ses plus belles facettes.

Le Naadam ; qui signifie “jeux” en mongol ; est la grande célébration populaire et festive du pays. Elle se tient chaque année les 11, 12 et 13 juillet à Ulaan Baatar et correspond à notre Fête Nationale.

La lutte. La lutte mongole est élevée au rang d’art. Sa pratique remonte à la nuit des temps. Avant chaque combat, les deux lutteurs se présentent à la foule en délire en exécutant la danse de l’aigle dans leur tenue traditionnelle (bottes épaisses, culotte brodée et chapeau de velours). Les règles sont simples : celui qui parvient à faire tomber son adversaire en premier remporte le combat et accède au tour suivant. Le lutteur qui remporte cinq combats à la suite se voit attribuer le titre de faucon. Celui qui en remporte six devient un éléphant. Le vainqueur de la compétition se transforme en lion. Le lion qui récidive l’année d’après est un géant. Le géant qui s’impose une troisième fois est appelé géant national. Et si le géant national est assez costaud pour l’emporter une quatrième fois d’affilée, il est alors déclaré… invincible.

Le tir à l’arc. Le concours de tir à l’arc est une tradition qui remonte à Gengis Khan qui l’avait institué afin de sélectionner ses archers les plus adroits. Les compétiteurs utilisent des arcs en bois dont le fil est fabriqué à partir de tendons d’animaux et des flèches créées à partir de branches d’arbres et de plumes d’oiseaux. À noter que l’épreuve de tir à l’arc est depuis quelques décennies ouvertes aux femmes. Les hommes se tiennent à 75 m de la cible (60 m pour les femmes) et tirent 40 flèches en tout (20 pour les femmes). Des juges se tiennent de chaque côté de la cible posée à même le sol. Ces derniers entonnent un chant afin d’encourager l’archer, puis lèvent les mains au ciel pour annoncer le résultat du tir.

Les courses de chevaux. Les courses de chevaux sont considérées comme le sport national et suscitent l’effervescence générale dans la steppe. On raconte que le Mongol naît sur une selle et qu’il apprend à chevaucher avant d’apprendre à marcher. Pour le Naadam, les chevaux sont sélectionnés et préparés plusieurs mois à l’avance. Malgré leur petite taille, les chevaux de Mongolie sont rapides et très endurants. C’est en partie grâce à eux que Gengis Khan a conquis la moitié de l’Asie !

 

Toutes les courses ont lieu dans la steppe ; à une trentaine de km d’Ulaan Baatar ; sur des distances variant entre 15 et 35 km selon les catégories (les courses sont organisées selon l’âge des chevaux). Quant aux cavaliers, ils sont à peine plus grands que leur monture : les plus jeunes ont cinq ans, les plus âgés douze. La compétition est mixte. Au moment du départ, le public, installé sur des estrades, entre en ébullition. Les cavaliers, en habit traditionnel, font des rondes, poussent des cris ancestraux, puis se placent en ligne. C’est parti ! Ils disparaissent dans la steppe pour ne réapparaître que quelques heures plus tard pour le sprint final. Le vainqueur reçoit le titre de meilleur cavalier, son père celui de meilleur éleveur et sa monture est proclamée cheval de l’année. Après avoir paradé sous les hourras de la foule, il reçoit un grand bol de lait de jument fermenté « aïrag », puis on lui remet un prix (un téléviseur noir, une petite moto, un service de bols…). Les cinq poursuivants sont décorés d’une médaille, et le dernier de la course est porté devant le public qui le console et l’encourage à faire mieux au Naadam prochain en chantant son nom. Notez qu’un cheval qui arrive sans cavalier sur son dos n’est pas disqualifié pour autant,  il perd juste une place au classement général !

Atteindre le lieu de la course de chevaux n’a pas été une mince affaire : une route bitumée, et en mauvaise état,  à deux voies est transformée en une autoroute à sens unique.  Un monde inimaginable !

D’autres célébrations du Naadam se tiennent aussi dans les provinces et que nous verrons sur la route vers le désert de Gobi …

A la fin de la journée, la fatigue se fait grandement sentir à cause du Jet-Lag mais j’arrive à résister jusqu’au dîner. Nous dînons au restaurant Modern Nomads qui propose des plats mongols traditionnels.

 

Le sommeil n’a pas été difficile à trouver.

suite du recit : J3 – Ulaan Baatar – Route vers le désert de Gobi

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2 réponses à Mongolie – J2 – Ulaan Baatar – Fête du Naadam

  1. Isa Lise dit :

    Merci de nous faire partager ainsi vos voyages !

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